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Soins dentaires : ce qui change avec la baisse du remboursement au 1er janvier 2027

À partir du 1er janvier 2027, l’Assurance maladie remboursera moins les soins dentaires : la part laissée au patient passera d’au moins 40 % à au moins 50 % du tarif de base, et c’est la complémentaire santé qui devra, le plus souvent, couvrir la différence.

En bref
• Le décret n° 2026-809 du 21 août 2026 relève la participation de l’assuré sur les soins dentaires, de 35 à 45 % aujourd’hui à 50 à 60 %.
• La mesure s’applique au 1er janvier 2027.
• Les soins en affection de longue durée, le panier 100 % Santé et les examens M’T dents ne sont pas concernés.
• Le syndicat Les Chirurgiens-Dentistes de France a saisi le Conseil d’État pour faire annuler le texte.

Que change exactement ce décret ? #

Le texte, publié au Journal officiel le 22 août 2026, modifie ce que l’on appelle le ticket modérateur, c’est-à-dire la part du tarif de la Sécurité sociale qui reste à la charge du patient avant l’intervention de sa mutuelle.

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Comme le résume la question écrite déposée à l’Assemblée nationale le 22 septembre, la fourchette de participation sur les honoraires dentaires passe de 35-45 % à 50-60 %. Concrètement, l’Assurance maladie, qui prend aujourd’hui en charge 60 % du tarif de base d’un soin courant, n’en remboursera plus qu’entre 40 et 50 %.

Dans son communiqué du 7 octobre, le syndicat Les Chirurgiens-Dentistes de France (CDF) précise que la part du patient passera de 40 % à au moins 50 %, et que le décret permet de la monter jusqu’à 60 % sans nouveau texte.

Une deuxième baisse en peu de temps #

Ce n’est pas la première fois que le remboursement des soins dentaires recule. En 2023, la prise en charge de nombreux actes par l’Assurance maladie était déjà passée de 70 % à 60 %, rappelle la question parlementaire.

Pour Pierre-Olivier Donnat, président confédéral des CDF, cité par le Journal de l’économie : « En l’espace de trois ans, au total, c’est 20 points qui ont été perdus, ce qui est considérable ».

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Qui sera concerné en pratique ? #

Les patients avec une mutuelle

Si vous avez une complémentaire santé, la facture au cabinet ne devrait pas changer dans l’immédiat : c’est elle qui comblera l’écart. Le coût ne disparaît pas pour autant. La Mutualité Française estime à 510 millions d’euros la charge supplémentaire du seul volet dentaire pour les complémentaires, selon le Journal de l’économie, et la crainte d’une hausse des cotisations revient chez les élus comme chez les professionnels.

Les patients sans complémentaire

Ce sont eux qui seront les plus exposés, puisque leur reste à charge augmentera directement. Les jeunes adultes et les retraités, plus nombreux à renoncer à une mutuelle pour des raisons de coût, sont cités comme particulièrement concernés.

Ce qui ne bouge pas

Plusieurs protections sont maintenues. Les soins liés à une affection de longue durée restent pris en charge à 100 %. Le panier 100 % Santé, qui permet d’obtenir certaines couronnes et prothèses sans reste à charge avec un contrat responsable, est conservé. Enfin, les rendez-vous de prévention M’T dents, proposés de 3 à 24 ans, restent intégralement couverts.

Pourquoi les dentistes contestent la mesure #

Les CDF dénoncent un texte adopté malgré l’avis défavorable unanime des conseils de la CNAM, de l’UNCAM, de l’UNPS et de l’UNOCAM, sans concertation avec la profession. Le syndicat a déposé un recours en annulation devant le Conseil d’État.

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Le syndicat souligne aussi que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, présenté le 1er octobre, ne contient aucun article sur le dentaire, mais intègre bien les économies liées à ce décret. « Le dentaire n’est pas dans le PLFSS, mais les patients, eux, vont payer », résume Pierre-Olivier Donnat.

Parmi ses demandes aux parlementaires : un remboursement identique pour les actes des médecins et des chirurgiens-dentistes, et l’intégration des dentistes au dispositif Mon bilan prévention.

Que faire avant le 1er janvier 2027 ? #

Rien ne sert de précipiter des soins non nécessaires. En revanche, quelques réflexes sont utiles :

Relisez les garanties dentaires de votre contrat. Les remboursements s’expriment souvent en pourcentage de la base de la Sécurité sociale : vérifiez comment votre complémentaire prévoit d’absorber la baisse de la part obligatoire, et interrogez-la sur l’évolution de vos cotisations.

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Si un traitement est déjà prévu, demandez un devis détaillé à votre chirurgien-dentiste et comparez-le avec votre mutuelle. Pour les prothèses, demandez systématiquement si une option du panier 100 % Santé est adaptée à votre situation.

Enfin, ne repoussez pas vos contrôles. Un suivi régulier reste le meilleur moyen d’éviter des soins lourds, et donc coûteux, quelle que soit la règle de remboursement.

Questions fréquentes #

À partir de quand les soins dentaires seront-ils moins remboursés ?

Au 1er janvier 2027, en application du décret n° 2026-809 du 21 août 2026, sauf annulation par le Conseil d’État.

Ma facture chez le dentiste va-t-elle augmenter ?

Avec une complémentaire santé, l’écart devrait être pris en charge par celle-ci, ce qui peut peser sur les cotisations. Sans complémentaire, le reste à charge augmentera directement.

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Les soins 100 % Santé et M’T dents sont-ils touchés ?

Non. Le panier 100 % Santé, les examens M’T dents et les soins en affection de longue durée restent couverts comme aujourd’hui.

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